Quelle avenir pour la microélectronique ?
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lundi 29 avril 2013, par CGT.ST-STE

Débat industrie microelectronique
(Maison du Tourisme, Grenoble, 09/04/2013)

C’est pour débattre de l’avenir de la micro-électronique dans l’agglomération grenobloise que les syndicatd CGT de ST-Grenoble, ST-Crolles, Soitec, avec l’UD CGT et la fédération de la métallurgie, ont organisé un débat à la maison du tourisme, ce mardi 9 avril. Des camarades de la CGIL sont venus d’Italie, et un expert du cabinet SECAFI a accepté de participer à cette initiative.

Si l’affluence n’était pas au rendez-vous, avec seulement une cinquantaine de participants, le débat fut très riche.

La direction a décidé d’arrêter l’activité consacrée à la téléphonie mobile, qui représente 30% du chiffre d’affaires de ST. Même si pour l’instant l’emploi en France n’est pas menacé, il y a 1600 suppressions d’emplois dans le monde et il y a des raisons de s’inquiéter pour l’avenir. Renoncer à être dans la téléphonie mobile, c’est affaiblir les sites de ST à Crolles et Grenoble, des entreprises comme Soitec, ou les coopérations avec le CEA.

Les camarades italiens ont décrit la situation à Milan et en Sicile, où il y a les mêmes politiques qui sont menées, avec les même incertitudes pour l’avenir. Ils ont invité la CGT a participer à une initiative sur l’industrie miro-électronique qu’ils vont organiser prochainement en Sicile. Pour eux comme pour nous, il est très important de montrer la solidarité internationale des travailleurs et des organisations syndicales.

Partout en Europe, c’est la même vision : une politique d’innovation sans production industrielle, où le principal objectif est de réduire l’investissement industriel et le coût de la main d’œuvre pour garantir des dividendes toujours plus élévés.

Les chiffres parlent d’eux-même : l’Union Européenne réalise 25% de l’effort R&D en semi-conducteurs et seulement 2% des investissements industriels. C’est catastrophique pour l’avenir.

A quoi sert-il d’avoir un ministère du développement productif si l’État accepte un tel renoncement industriel et technologique ? A quoi sert-il de faire MINATEC, GIANT, l’IRT Nano électronique, si le développement industriel ne suit pas ?

Les États français et italien ont les moyens d’intervenir, car ils ont une présence décisive dans l’actionnariat de STMicroelectronics. Si besoin est, l’État doit prendre le contrôle de l’entreprise pour impulser une politique industrielle cohérente.

Les salariés et les populations doivent se mobiliser pour défendre l’avenir de l’industrie de la micro-electronique, qui est une industrie très importante pour l’agglomération grenobloise, pas seulement en raison des milliers d’emplois directs et induits, ce qui serait déjà un motif de se mobiliser, mais aussi en termes d’impact sur la formation, la recherche, pour l’emploi des jeunes, pour le financement du développement économique et social.

Introduction Nadia Salhi CGT ST-Crolles IMG/flv/1_introduction_Nadia_Salhi.flv
Marc Nauroy CGT STE-Grenoble IMG/flv/2_Marc_Nauroy_STE.flv
Fabrice Lallemand CGT-Soitec IMG/flv/3_Fabrice_Lallemand_Soitec.flv
Guy Moulas Expert économiste SECAFI IMG/flv/4_Guy_Moulas_Secafi.flv
Représentante FIOM-CGIL (Italie) IMG/flv/5_Representante_FIOM_CGIL.flv
Représentant CGIL ST-MILAN IMG/flv/6_Representant_CGIL_ST_Milan.flv
Christian Pilichowski fédération métallurgie CGT IMG/flv/7_Christian_Pilichowski__FedeMetCGT.flv
Mariano Bona CGT ST-Grenoble IMG/flv/8_Mariano_Bona.flv
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