jeudi 28 février 2008
auteur CGT.ST-STE
POLITIQUE SALARIALE : REVENIR AUX FONDAMENTAUX

Tract diffusé le 29 février sur le site de Grenoble.

Au sommaire :

  • Qu’est-ce qu’une augmentation générale de salaire ?
  • Qu’est-ce qu’une promotion ?
  • Qu’est-ce qu’une augmentation « au mérite » ?
  • Pourquoi tellement de gens sont mécontents du tout-au-mérite ?
  • Pourquoi il est juste d’avoir une augmentation générale ?
  • Et les évaluations ?
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jeudi 21 février 2008
auteur CGT.ST-STE
Les syndicats européens se mobilisent pour améliorer le pouvoir d’achat

La Confédération européenne des syndicats, lassée par « les sermons de la BCE sur la modération salariale », a lancé une campagne pour réclamer plus de pouvoir d’achat, au moment où les conflits salariaux se multiplient dans l’UE. « Notre patience est à bout », a prévenu le secrétaire général de la Confédération (CES), John Monks, devant la presse à Bruxelles, « nous voulons des hausses salariales et nous les voulons rapidement ».

Pour lui, le temps est venu de réclamer des rémunérations qui tiennent compte de la flambée des prix des denrées alimentaires ou de l’essence, malgré le ralentissement de la croissance. En Belgique, le coût des aliments a bondi en janvier de 8,5% sur un an.

« L’Europe doit consommer plus car il n’y aura pas de boom des exportations » dans le contexte de la faiblesse du dollar et de la crise des marchés financiers, juge le Britannique John Monks. La Confédération syndicale calcule qu’il y a une marge de manœuvre pour consentir à des hausses sans affecter l’inflation, grâce aux gains de productivité des entreprises.

Pour marquer sa combativité sur ce thème, elle a appelé à une manifestation le 5 avril à Ljubljana et espère y retrouver 30.000 à 40.000 manifestants convergeant des pays européens voisins. La Slovénie, qui assure la présidence de l’UE, accueillera à cette date une réunion des ministres européens des Finances et des gouverneurs des banques centrale européennes.

Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne (BCE), a menacé de remonter les taux directeurs en cas de spirale inflationniste liée aux salaires. « Nous conseillons au président de la Banque centrale européenne, lorsqu’il réclame une modération des salaires, de l’addresser aux conseils d’administration des grands groupes », a rétorqué M. Monks en dénonçant des richesses de plus en plus mal réparties.

L’affiche de la campagne stipule que les 20 patrons les mieux payés gagnent 300 fois plus que le travailleur européen moyen. L’écart de salaires entre hommes et femmes reste bloqué en moyenne à 15% en Europe, malgré plus de 30 ans de législation européenne en matière d’égalité salariale, dénonce-t-il également.

Le patron des syndicats européens a déploré au passage une Europe sociale perdue « dans un parking oublié », en pointant du doigt le tir de barrage constant de la Grande-Bretagne. Les pays européens n’arrivent pas à trouver un consensus sur la protection des travailleurs intérimaires et l’encadrement de la semaine de plus de 48 heures, deux textes bloqués depuis des années et emblématiques de fortes dissensions idéologiques.

« Le commissaire européen au Commerce Peter Mandelson et les ministres britanniques déplorent constamment le protectionnisme européen dans leurs sermons au reste de l’Europe, mais qu’ont-ils à offrir ? : aucune protection sociale », a également fustigé M. Monks.

La Confédération souligne que la hausse du pouvoir d’achat est une revendication qui connaît une montée en puissance palpable en Europe. Ainsi le président français Nicolas Sarkozy, qui avait fait de la relance du pouvoir d’achat l’un des thèmes clefs de sa campagne présidentielle, démarrera lundi une âpre négociation sur la revalorisation des traitements des fonctionnaires.

Après une phase de modération, les syndicats allemands sont bien décidés à obtenir de substantielles augmentations. A l’instar d’IG Metall, qui a décroché mercredi la plus forte hausse salariale depuis quinze ans dans la sidérurgie soit 5,2% pour les salariés à partir du mois prochain.

(Source AFP)

 
jeudi 21 février 2008
auteur CGT.ST-STE
Popularité de Sarkozy et pouvoir d’achat


Pour le secrétaire général de la CGT, la politique mise en œuvre par le gouvernement n’est pas conforme aux annonces.

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a estimé mercredi 20 février sur i>TELE, que la baisse dans les sondages du président Sarkozy était directement liée à « sa politique économique et sociale ». Beaucoup de salariés ont le sentiment d’être soumis « à la rigueur » en matière de pouvoir d’achat, explique-t-il.

Les franchises médicales portent préjudice

Selon lui, la politique mise en œuvre par le gouvernement n’est « pas conforme à ce qui avait été annoncé » en matière de pouvoir d’achat, « des mesures comme les franchises médicales ayant au contraire portés préjudice au pouvoir d’achat ». « Il y a un contexte politique de déception de la part de ceux qui ont cru entendre de la part du président de la République qu’il y allait avoir du nouveau en matière de pouvoir d’achat et qui s’aperçoivent que ce n’est pas le cas », a-t-il résumé.

Pas de répercussion des bénéfices sur les salaires

D’où « une montée des grèves, des tensions, et des mobilisations » sur ce thème. Car, d’après Bernard Thibault, les entreprises, dont certaines affichent de très bons résultats, n’ont pas assez répercuté ces bénéfices sur les salaires et « la répartition des richesses aujourd’hui ne revient pas aux salariés. »La France est au premier rang au classement des rémunérations des patrons en Europe, mais au 14e rang en matière du salaire médian« des salariés, a-t-il rappelé.
A propos des heures supplémentaires, Bernard Thibault a souligné qu’elles n’avaient lieu que dans les entreprises où les employeurs étaient demandeurs car »les heures sup ne se font pas à la demande des salariés", a-t-il souligné.

 
samedi 2 février 2008
auteur CGT.ST-STE
Pouvoir d’achat : La vraie solution passe par un autre partage des richesses.

Quizz : d’où sont tirées ces lignes ?

a) « La part des profits est inhabituellement élevée à présent. En fait, l’amplitude de cette évolution et l’éventail des pays concernés n’ont pas de précédent dans les quarante-cinq dernières années. »

b) « J’ai attendu et j’attends encore quelque normalisation dans le partage du profit et des salaires » car « la part des salaires dans la valeur ajoutée est historiquement basse, à l’inverse d’une productivité qui ne cesse de s’améliorer ». Or « ce découplage entre faibles progressions salariales et profits historiques des entreprises fait craindre (…) une montée du ressentiment, aux Etats-Unis comme ailleurs, contre le capitalisme et le marché »

c) « Le revenu net salarial net n’a pratiquement pas augmenté depuis ces vingt-cinq dernières années. »

Réponses :

a) d’un article de la Banque des règlements internationaux qui réunit chaque mois, à Bâle (Suisse), les banquiers centraux . Leur exposé sur cette « marge [de profit] d’une importance sans précédent » se poursuit sur vingt-trois pages (juillet07) .

b) Celui qui redoute le pire est M. Alan Greenspan, ancien directeur de la Réserve fédérale américaine, qui livre ses inquiétudes au Financial Times le 21sept07.

c) Le journal Les Echos du 30nov07 qu’on ne peut soupçonner de complaisance à notre égard.


Ce constat, chiffré, est unanimement partagé. D’après le Fonds monétaire international, dans les pays membres du G7, la part des salaires dans le produit intérieur brut (PIB) a baissé de 5,8 % entre 1983 et 2006. D’après la Commission européenne, au sein de l’Europe cette fois, cette part a chuté de 8,6 %.

En France cette baisse est de 9,3 % ce qui correspond à plus de 100 milliards d’euros en partie transférés vers le capital.

La part des profits dans la valeur ajoutée

Et pourtant les caissses seraient vides et il n’y aurait pas d’autres solutions que la flexibilité, le temps partiel, les emplois précaires (31% du salariat) et dans le même mouvement : l’instauration de la CSG, une durée de cotisation plus longue pour des retraites plus faibles, des franchises médicales, etc.

La baisse du coût du travail reste l’objectif numéro un des entreprises : Il faut en finir avec le fardeau des 35H, les charges sociales himalayennes, le code du travail qui freine les embauches et qu’il faudrait « moderniser ».

La croissance économique de 2% des dernières années ne serait plus suffisante pour apporter tout progrès social ni même préserver l’existant. C’est pourtant ume moyenne de 2%, constatée au cours du XXe siècle, qui a permis un progrès sans prédédent de la condition des salariés.

Quand au coût de l’actionnariat il reste un sujet tabou des médias sous contrôle qui n’hésitent pourtant pas à rendre compte de l’insolente richesse des millionnaires toujours plus nombreux.

D’après le Monde Diplomatique janvier 2008

 
vendredi 1er février 2008
auteur CGT.ST-STE
Le pouvoir d’achat des patrons

Près de trois patrons sur quatre de grandes sociétés françaises ont gagné 40% de plus en 2007 qu’en 2006 grâce notamment à l’augmentation de leur bonus, la rémunération des poids lourds du CAC 40 dépassant les 6 millions d’euros, selon une étude à paraître mardi dans le quotidien La Tribune.

En 2007, 77% des principaux dirigeants d’entreprises françaises ont vu leur rémunération bondir, faisant des PDG de l’Hexagone les patrons les mieux pays d’Europe, d’après l’étude de Hay Group.

La rémunération annuelle médiane comprenant le salaire de base, les bonus et les stock-options des patrons des géants du CAC 40 (au moins 40.000 employés et plus de 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires) se monte ainsi à 6,175 millions d’euros.

Pour les PDG des sociétés les moins importantes du CAC 40 et des plus grosses de l’indice élargi SBF 120, elle est de 2,679 millions d’euros. Quant à la rémunération des patrons des plus petites entreprises du SBF 120, elle atteint 882.000 euros, selon les chiffres de Hay group qui a analysé les comptes de 135 groupes (CAC 40, SBF 120 plus quinze entreprises telles que ASF, Colas, Latécoère, Sanef, Airbus, DCNS).

Selon l’étude, ce sont principalement les bonus qui ont permis cette augmentation substantielle. Et cette part de la rémunération « continue à croître de manière significative », relève Hay Group, en soulignant qu’elle a bondi en 2007 à 1,431 million d’euros pour les mieux pays du CAC et à 764.000 euros pour le bas du CAC.

Les stock-options ont également fortement augmenté (+48% pour 58% des 135 entreprises étudiées) : leur montant valorisé ainsi que celui des autres actions gratuites a atteint 4,828 millions d’euros en médiane pour le haut du CAC 40 et 1,610 million d’euros pour le bas.

Seuls les deux tiers des entreprises conditionnent la distribution de ces actions à la performance du dirigeant, souligne l’étude, en ajoutant que de plus en plus de PDG bénéficient d’un « matelas de sécurité ». En 2007, ils étaient 39% à ne pas en avoir contre 60% en 2006.

Les salaires de base médian ont quant à eux progressé de 12% pour 61% des patrons.

 
mercredi 19 décembre 2007
auteur CGT.ST-STE
Les patrons nagent dans le bonheur

MEDEF . Pour Laurence Parisot, qui a qualifié l’année 2007 « d’exceptionnelle », l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir marque la véritable « entrée dans le XXIe siècle ».

Les patrons sont contents. Le conseil exécutif du MEDEF s’est réuni lundi dans « la bonne humeur », a rapporté hier Laurence Parisot, présidente de l’organisation patronale, lors de son point de presse mensuel. « Nous sommes tous, je crois, assez joyeux », a-t-elle précisé, saluant une année 2007 « exceptionnelle » qui, depuis, l’élection de Nicolas Sarkozy, marque la véritable « entrée dans le XXIe siècle ». Principal atout du président de la République, un « changement de rythme et de cadence » qui met la France « sur le tempo du reste du monde ». Rien que ça ! Le MEDEF applaudit et encourage. « Le rythme, c’est le bon. Il ne faut pas ralentir si la France veut rester un des pays leaders dans la compétition internationale », a ajouté la patronne des patrons.

« Se libérer des 35 heures »

Parmi les bons points distribués par les chefs d’entreprise au gouvernement figurent les mesures encourageant à travailler plus. Laurence Parisot considère comme « majeure » l’annonce de Nicolas Sarkozy consistant à permettre aux employeurs de « se libérer des 35 heures ». Le chef de l’État devrait cet après-midi, lors de la conférence sociale, réitérer sa proposition d’inscrire à l’agenda social de 2008 la possibilité pour les entreprises de mettre fin aux 35 heures par accord. Laurence Parisot y voit une « première étape » permettant d’en construire une seconde. Pour elle, la durée du travail devrait, à terme, être du seul ressort des entreprises et non plus de la loi. Dans l’immédiat, elle a assuré hier être « 100 % à fond derrière la proposition de rachat de jours de RTT », discutée par les députés hier dans le cadre de la loi sur le pouvoir d’achat. Seule ombre au tableau, l’idée d’une possible rétroactivité de la mesure qui obligerait les employeurs à provisionner dans leurs comptes le rachat de jours de congé non pris en 2007. « Pour être efficace, il faut être simple », a-t-elle averti à l’intention des députés de l’UMP qui ont proposé un amendement autorisant à se faire payer des jours de RTT stockés jusqu’au 30 juin 2008 et non jusqu’au 31 décembre 2007.

« Cercle vertueux » des réformes

Car plus personne ne peut nier le contentieux qui gonfle sur les salaires, pas plus l’UMP que le MEDEF, Laurence Parisot expliquant que les marges des entreprises françaises, dont le taux est 10 % en dessous des allemandes, ne le permettent pas. « La priorité, c’est de reconstituer des marges de manœuvre », tranche-t-elle. La solution patronale passe donc par le « cercle vertueux » des réformes, si possible débattues dans le même « esprit constructif » que celui qui prévaut à l’organisation de la conférence sociale par le chef de l’État. La patronne des patrons veut convaincre les employeurs d’endosser la panoplie du négociateur. Elle considère dans ce cadre que la négociation ouverte depuis septembre entre les partenaires sociaux sur le marché du travail révèle une « maturité nouvelle » des relations entre les organisations patronales et syndicales. Les partenaires sociaux ont prévu de se retrouver les 9 et 10 janvier pour deux jours d’ultimes séances. Le

MEDEF garde « bon espoir » de parvenir à un accord.

Paule Masson
l’Humanité le 19 décembre 2007

 
jeudi 29 novembre 2007
auteur CGT.ST-STE
Le revenu salarial stagne depuis 30 ans !

L’INSEE vient de rendre publique son étude sur les salaires en France et le constat est sans appel, le revenu salarial stagne depuis 30 ans.

La notion de revenu salarial correspond à l’ensemble des revenus perçus au cours d’une année donnée provenant directement d’une activité salariée et tient compte à la fois du salaire et de la durée de travail.

La référence à la notion de revenu salarial constitue, pour la CGT, une avancée importante qui permet de donner une image plus fidèle de la réalité que ne le permet la référence unique et systématique au salaire moyen. Enfin une référence qui prend en compte la situation de l’ensemble des salariés, secteur public et secteur privé quelles que soient leurs conditions d’emploi, travail à temps complet ou à temps partiel ! Ainsi, malgré les augmentations régulières du Smic et une progression du salaire moyen, le revenu salarial moyen n’a pas évolué, il a même régressé nettement pour les salariés à temps partiel dont le nombre ne cesse d’augmenter (la part des salariés à temps partiel est passée de 17% à 31% entre 1978 et 2005).

Ces inégalités du revenu salarial qui touchent en priorité, les jeunes, les femmes et les salariés peu qualifiés proviennent à la fois d’inégalités dans le nombre de jours rémunérés annuellement et d’inégalités dans le salaire journalier. Les mesures prises cet été pour encourager les heures supplémentaires auront pour effet d’aggraver ces inégalités.

Pour la CGT on est désormais bien loin d’un prétendu « ressenti » des salariés. C’est à juste titre qu’ils sont inquiets de la montée de la précarité et de la faiblesse de leur pouvoir d’achat. Il est plus que temps pour le gouvernement et le patronat d’apporter des solutions à une situation particulièrement dégradée.

Une politique volontariste est nécessaire aussi bien en matière d’emplois que sur les salaires. Le rapport de l’INSEE confirme que le Smic est bien le moteur de l’évolution de l’ensemble des salaires. Les augmentations du Smic doivent donner lieu à de véritables et régulières négociations salariales sur l’ensemble des grilles de salaires et dans toute les entreprises (actuellement seuls 14% des entreprises négocient sur les salaires).

Le gouvernement doit rapidement donner suite à son engagement de conditionner les allègements de cotisations patronales à des accords majoritaires dans l’entreprise incluant des critères favorisant l’emploi stable et l’augmentation des salaires.

Montreuil, le 29 novembre 2007


L’étude de l’INSEE : Le revenu salarial et ses composantes, évolution et inégalités de 1978 à 2005

Autre document de l’INSEE : Pouvoir d’achat de l’euro et du franc


Dossier économique de la confédération CGT

Les clés de l’amélioration du pouvoir d’achat :

  • Augmenter les salaires
  • Réduire la précarité
  • Alléger le poids des dépenses préengagées
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    Dossier économique
 
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