L’énorme potentiel des nouvelles technologies pose des enjeux de société inédits.

mercredi 25 juin 2008, par CGT.ST-STE

Quelques exemples parmi beaucoup d’autres :

  • La petitesse des structures obtenues grâce aux nanotechnologies permet d’envisager des applications médicales inédites (par exemple le ciblage des cellules tumorales par des nanobilles), mais cette petitesse même laisse craindre des effets négatifs sur la santé. Quel suivi médical pour les personnels amenés à manipuler ces substances ?
  • Les technologies sans contact style puces RFID peuvent servir à faire de la surveillance à domicile de personnes fragiles (personnes âgées, malades, …). Mais elles permettent tout autant de donner des moyens supplémentaires à ceux qui sont marqués par l’obsession sécuritaire. Quel contrôle des données et de leur utilisation ?
  • N’y a-t-il pas un risque de créer un fossé entre les pays développés et les autres, réduits au statut de production de matières premières et de fournisseurs de main d’œuvre sans être associés à l’ensemble de la filière, ni en tirer tous les bénéfices ?
  • Faire profiter l’ensemble de la population des bénéfices des technologies « nano » va se traduire à terme par des productions massives. Quel impact pour l’éco-système des produits intégrant des
    nano-matériaux comme les cosmétiques anti-UV, tissus intelligents, revêtements anti-rayures ou verres anti-salissants ? Très peu d’études existent à ce sujet. Comment faire émerger une réglementation spécifique pour ces risques, à l’instar de ce que peut représenter le programme REACH pour les risques chimiques ?

Il ne s’agit ni d’être béats d’admiration devant les nouvelles technologies, ni de les diaboliser, mais d’obtenir la maîtrise publique de leur utilisation, en menant à bien toutes les recherches et débats contradictoires nécessaires.

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