NOUS VOULONS UN AVENIR CHEZ ST-STE PARIS !

mardi 18 octobre 2011, par CGT.ST-STE

 Notre site Sales/Marketing et R&D est en danger ! Et pourtant :

  • Le site de Paris est idéalement situé au milieu d’un tissu de R&D riche en Universités, Laboratoires, Entreprises Hi-Tech
  • Le site de Paris est riche en compétences pointues dans différents domaines de pointe.
    • Le Groupe ST doit utiliser ces deux atouts pour son propre bénéfice, celui de ses salariés, de la région, de la Nation, de l’Europe
  • Le Groupe ST n’est pas une PME, c’est un acteur majeur de rang mondial dans l’électronique, il a les moyens de maintenir le site, de le développer.
    • L’arrêt d’une activité ne doit pas signifier la mort lente du site.
    • Il y a de nombreuses autres activités à développer ou à renforcer ou les compétences peuvent être réemployées au lieu d’être gaspillées.
  • Le Groupe ST n’est pas une multinationale comme les autres, les Etats français et italiens la contrôlent. Le Groupe ST doit donc montrer l’exemple d’un comportement social et éthique, et l’Etat doit assurer son rôle de contrôle et affirmer son droit de regard sur la stratégie et sur son déploiement par l’entreprise.

 Résumé de la situation

(extrait d’un article d’un élu CGT de Paris)

ST-Ericsson Montrouge : l’équipe promise à être cédée à un repreneur dont l’identité n’est pas encore révélée, a voté la grève pour la Journée du Mardi 18 octobre prochain.
Cette équipe est composée d’une trentaine d’ingénieurs qui travaillent sur le projet, encore stratégique il y a peu, pour toute la société, consistant à préparer et livrer à Nokia ce qui devait constituer la base de sa nouvelle génération de smartphones. Les difficultés de Nokia ont eu raison de cet avenir serein. Nokia abandonnant son système d’exploitation historique Symbian, pour tenter l’aventure Windows Phone, l’équipe de Montrouge cessera ses activités en Mai 2012 au plus tard.

Montrouge a cru un moment pouvoir continuer ses activités pour Nokia sur le nouveau système Windows Phone. Mais la direction ST-Ericsson a mis fin à cet espoir en déclarant début Août que ces nouveaux développements seraient effectués en Inde et aux Etats-Unis.

La direction du site, après avoir affirmé qu’elle recherchait toutes les solutions possibles de reclassement, a fini par avouer, que seule une solution de cession de l’activité était envisagée. Une solution à court terme puisque l’activité va s’arrêter rapidement.
Les promesses d’une garantie de pérennité de l’emploi chez le futur employeur n’ont pas convaincu les salariés. D’autant que même s’il n’a pas été annoncé officiellement, le nom de la société en question ne fait guère de doute. Nokia, a pour sa part, cédé sa propre activité Symbian au géant américain Accenture, une société de service informatique (SSII) où il est difficile pour les salariés promis au transfert d’imaginer un avenir même à moyen terme.

S’impose à tous l’idée que l’arrêt Symbian et la possibilité d’assurer au repreneur un juteux marché de maintenance représente une belle opportunité de se débarrasser de 30 personnes sur 97 aujourd’hui encore présents sur le site de Montrouge. Ce site se trouvera alors en réel danger de disparition d’autant que d’autres salariés pourraient partir en adhérant au troisième Plan de Départ Volontaire. Ce plan opportunément déployé sur toute la France (hors Isère, soit 50% des effectifs) a pour objectif une réduction de 100 emplois mais cible clairement Montrouge.

L’exaspération des salariés concernés est à son comble depuis cette annonce d’absence de recherche de solutions de reclassement interne. Alors qu’en plus, circulent avec insistance dans l’entreprise des bruits de besoin de main d’œuvre pour les développements en cours. Développements qui vont permettre enfin de sortir du rouge l’entreprise, filiale de STMicroelectronics - après bientôt 3 ans d’existence et près de 2500 suppressions d’emploi sur 8000 lors de sa création.
Cette situation a le mérite de démontrer la seule motivation financière d’un groupe dont pourtant les états français et italiens restent des actionnaires de référence, avide de subventions des pouvoirs publics et qui s’achemine de plus en plus vers le transfert de ses activités de développement et de production en Asie.

 Question de Marie-Hélène AMIABLE* au ministre de l’économie

Extrait de la question :

Situation de STMicroelectronics – STEricsson

Mme la députée attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la situation de STMicroelectronics-STEricsson. (…) L’Etat, au travers de STMicroelectronics, ne peut se comporter comme un investisseur cherchant la rentabilité immédiate mais se doit d’encourager le développement de ces entreprises tournées vers des secteurs d’avenir, pourvoyeurs d’emplois de demain.

En restant en retrait de ces décisions, en apportant des facilités fiscales et économiques pour l’emploi sans les évaluer ni les conditionner à des critères de développement, l’Etat prend une part de responsabilité dans cette dégradation. Mme la députée demande à M. le Ministre d’intervenir comme actionnaire du groupe afin de revoir ce projet, de soumettre les exonérations fiscales ou de cotisations sociales à des critères de résultats en terme d’emplois et de développement durable, au bénéfice de notre pays.

* Députée des hauts-de-Seine et MAIRE DE BAGNEUX

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